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Le Souper

Mercredi 7 février à 20h30 à l'Agora de Vernouillet dans le cadre de la programmation culturelle de la ville de Dreux

Mise en scène : Mathieu Genet
Assistante du metteur en scène : Mélanie Pichot
Régie Son et lumière :  Natacha Boulet-Raber
Lumière : Jean-luc Chanonat
Maquilleuse : Véronique N’Guyen
Charles-Maurice de Talleyrand : Emmanuel Ray
Joseph Fouché : Antoine Marneur
Le valet de Talleyrand : Fabien Moiny

Paris, 6 juillet 1815, après des siècles de Monarchie absolue, après la Révolution Française et la Terreur, après la chute de Napoléon, la France est à qui la voudra…

Deux hommes peuvent encore décider du Destin national, Charles Maurice de Talleyrand Périgord, dit Talleyrand, ministre des affaires étrangères reçoit à sa table Joseph Fouché, ministre de la Police. Ennemis jurés depuis toujours, ces deux requins de la politique, denués de tout scrupule et assoifés de pouvoir, surent se rendre indispensables à tous les régimes. Mais ce soir-là, afin de ménager une nouvelle fois leurs intérêts, ils n’ont pas d’autres choix que de s’allier et de surmonter des années de trahisons et de haine mutuelles.
Dans l’argenterie et le velours, entre culs d’artichauts à la ravigote, fois gras truffé, et champagne, les deux puissants se jaugent, s’affrontent et préparent, tout à leur profit, un nouveau rendez-vous avec l’Histoire.

 

Extraits :

Talleyrand : Vous n’aurez jamais de rival à la Police, et le roi ne l’ignore pas. On a toujours besoin d’un grand ministre à la Police. Avec une bonne police, il ne peut y avoir qu’un bon Gouvernement puisque personne n’ira dire qu’il est mauvais.

Fouché : Sauf tous ceux qui sont en prison pour avoir dit qu’il n’est pas bon. Mais les gens qui sont en prison ne sont pas de bons citoyens. Donc leur avis ne compte pas.

Talleyrand : Qu’ils en aient un est même une insolence à l’égard du pouvoir.
(…)

 

« La tentative de saisir la rencontre de Fouché et Talleyrand dans ses moindres détails jusqu’à l’anecdotique provoque un décalage très fort avec l’importance de ce qu’ils vont décider : décalage entre la légèreté de l’instant et le poids des années pour tout un peuple sous un régime monarchique, décalage entre la petite et la grande Histoire.

Il faudra  préserver pour le spectateur l’espace de projection et  d’imaginaire pour qu’il fasse les liens qu’il voudra avec la réalité de notre époque. Ce texte me semble témoigner du vertige et de la cruauté que peut impliquer le Pouvoir. »

Mathieu GENET, metteur en scène

Prochaines Dates :

  • Mercredi 7 février à 20h30 à l’Agora de Vernouillet dans le cadre de la programmation culturelle de la ville de Dreux

Dates Passées :

  • Vendredi 3 et samedi 4 novembre 2017 au Théâtre de Poche à Chartres
  • Mercredi 8 et jeudi 9 novembre 2017 à l’Hôtel Talleyrand à Paris
  • Jeudi 16 novembre 2017 au Théâtre du Dôme à Saumur