Je m’appelle Don Quichotte de Mathieu Genet

Je m’appelle Don Quichotte

de Mathieu Genet librement inspiré de Cervantès

Mise en scène : Emmanuel Ray

Assistante à la mise en scène : Mélanie Pichot

Distribution : Elodie Huet, Fabien Moiny, Mélanie Pichot, Nicolas Pichot, Emmanuel Ray et François Cornu au piano

Lumière : Natacha Boulet-Räber

Son : Antoine Mercier

Peintures : Alain Ponçon

Régie Générale : Jean Cardoso

Vidéo : Mathurin Ray

Rens. : 02 37 33 02 10 – theatre-en-pieces@wanadoo.fr

Avec Je m’appelle Don Quichotte, il ne s’agissait pas de porter à la scène l’immensité du roman de Cervantès, mais d’en retrouver le vertige : celui d’un homme qui choisit son rêve contre la réalité. Don Quichotte transforme le monde parce que le monde tel qu’il est ne lui suffit pas. Solitaire, amoureux fou, il fait surgir des royaumes, des batailles et des êtres imaginaires. Son rêve n’est pas une fuite : il devient une manière d’exister.

Le spectacle explore ainsi la frontière fragile entre rêve et folie. Et si le geste de croire était parfois plus important que la réalité elle-même ? Tant que le désir demeure inaccessible, il reste vivant. Le posséder serait déjà commencer à le perdre.

La mise en scène refuse l’illustration épique pour retrouver la liberté du jeu : quelques acteurs, des objets devenus jouets, un piano, la peinture et la vidéo. Les époques se mêlent, les images surgissent et disparaissent. Le plateau devient l’espace où l’imaginaire peut rendre possible ce qui ne l’est pas. Derrière Quichotte apparaît alors la figure de l’acteur : celui qui accepte de croire pour que d’autres puissent croire avec lui. Et derrière l’acteur, la troupe, le compagnonnage, la transmission.

Je m’appelle Don Quichotte devient ainsi une déclaration d’amour au théâtre : regarder le réel tel qu’il est et continuer, malgré tout, à lui opposer la puissance du rêve.