Lectures théâtralisées de Pinocchio de Joël Pommerat

première le 31 août à 19h30 au Château de Vauventriers à Champhol

Mise en espace :  Emmanuel Ray / Collaboration artistique : Stéphanie Lanier /Avec Fabien Moiny, Mélanie Pichot, Emmanuel Ray / Régie : Aude Bears

Production : Théâtre en Pièces : Compagnie conventionnée Ville de Chartres, subventionnée par le Conseil départemental d’Eure-et-Loir et la DRAC Centre Val de Loire (Ministère de la Culture), l’Académie d’Orléans-Tours.

 

 

Mardi 31 août – 19h30 : Parc du Château de Vauventriers à Champhol

Mercredi 1er septembre – 18h : Parc de la Mairie à Fontaine-la-Guyon

Vendredi 3 septembre – 19h30 : Parc du Château de Meslay-le-Vidame

Samedi 4 septembre – 14h : Place de l’Eglise à Guainville

Samedi 4 septembre – 20h30 : Parc du Château de la Touchebredier à La-Chapelle-du-Noyer

Dimanche 5 septembre – 17h : Jardin de la Mairie à Maintenon

Mardi 7 septembre – 19h30 : Jardin de la salle polyvalente à Denonville

Mercredi 8 septembre – 18h : Jardin du Prieuré à Courville-sur-Eure

Jeudi 9 septembre – 19h30 : Place de l’Eglise à Prasville

Vendredi 10 septembre – 19h30 : Jardin du Presbytère à Pontgouin

Samedi 11 septembre – 11h : Cour de la Mairie à Moléans

Samedi 11 septembre – 19h30 : Parc du Château du Boullay-Thierry

Dimanche 12 septembre – 17h : Parc des Garennes à Saint-Georges-sur-Eure

Mardi 14 septembre – 19h30 : Place du Docteur Bilbaut à Dangeau

Mercredi 15 septembre – 14h : Parc du Dianetum à Anet

Mercredi 15 septembre – 19h30 : Cour de l’école maternelle à Saint-Prest

Jeudi 16 septembre – 19h30 : Jardin du Presbytère à Toury

Vendredi 17 septembre – 19h30 : Cour de la garderie à Thivars

Samedi 18 septembre – 19h30 : Parc du Château à Nogent-le-Rotrou

Dimanche 19 septembre – 17h : Parc du Château de la Gadelière à Rueil-la-Gadelière

Participation libre

Réservation au 02 37 33 02 10

Lorsque l’arbre au bois étonnant tombe sous l’orage, l’homme pauvre et généreux décide d’en faire un pantin. Pinocchio est né. C’est un enfant naïf et cruel, qui rêve d’une vie de prince. Un être effaré, ravi, qui plonge dans les affres de la vie, qui se confronte à la dureté des grandes personnes. Joël Pommerat revisite ce conte populaire en soulevant les questions de la paternité, de la pauvreté et de la liberté.

Note d’intention :

Après avoir monté Richard III de Carmelo Bene, Caligula d’Albert Camus, et m’être confronté à nouveau à la scène, avec Le Dernier Chant et Fratelli,  il me semblait intéressant de revenir à un texte permettant d’aborder le théâtre pour jeune public. Cependant, confronté à mes obsessions quant à la notion même de relation à la paternité, à la transmission et à la quête de liberté et d’absolu, il m’était important de trouver la pièce qui pouvait faire écho au travail sur Richard III, Caligula, Don Quichotte, Electre, …

Pinocchio est un enfant naïf et cruel qui rêve d’une vie de prince. Un petit Don Quichotte, un petit Caligula.

Qui donc est-il, ce Pinocchio ? Certes, je le destine en premier lieu aux enfants mais sans doute au même titre que dans mes précédentes mises en scène, je rêve de bouleverser l’enfant qui demeure chez l’adulte. Pinocchio, un être effaré, naïf, ravi, donc plongé, dans un état profondément théâtral. Autour de Pinocchio, héros d’une fête musicale et douce, le paysage auquel nous pouvons songer tient plus des rêveries féériques du Grand Meaulnes que de l’Italie de Collodi. Ainsi la mise en scène jouera du contraste entre l’austérité sérieuse du réel et les prestiges de la fantasmagorie. Ce Pinocchio, je le veux de telle sorte que l’imagination enfantine se mesure à la dureté des grandes personnes et partira de la question de la paternité et de la pauvreté.

Peut-on s’acquitter d’une dette de vie ? Comment devient-on grand en restant libre ?

Est-ce que les enfants formulent ces questions ?

 

Illustration Roland Topor