Théâtre de Poche : Chant : O SIDERA

Direction musicale : Lila Hajosi

avec : Eulalia Fantova /mezzo

Julie Azoulay / contralto

Benoît-Joseph Meier / tenor

Guglielmo Buonsanti / basse

Alessandro Ravasio / basse

Au Théâtre de Poche

Vendredi 1er juillet à 19h

Tarifs : Participation libre – Réservations : 02 37 33 02 10 ou par mail : theatre-en-pieces@wanadoo.fr

Ensemble Irini

Ce programme en quintet mixte (mezzo, contralto, ténor, deux basses) conserve les deux pôles musicaux de l’Ensemble Irini : Occident catholique – Orient orthodoxe. Ceux-ci sont mis en miroir cette fois-ci sur la thème de la Mystique chrétienne, explorant les mystères et les limites de la compréhension humaine du divin et la transcription de ces étranges frontières en musique. La partie occidentale est incarnée par l’intégrale des Prophetiae Sibyllarum de Roland de Lassus, chants composés autour de 1553-55, durant la mystérieuse « disparition » du compositeur, dans un style d’une modernité unique, où le chromatisme tisse le langage de l’intangible. Les textes sont ceux des prophéties des Sibylles antiques (Delphes, Perse, Libye..), remaniés par le christianisme pour annoncer la venue du Messie. La partie byzantine présente des chants liturgiques byzantins tels le virtuose et complexe Cheruvikon, l’Agni Parthene ou encore le Polyeleos ou l’Acathiste à la mère de Dieu, tous effleurant les frontières du mystère divin et l’humilité face au « Grand Inconnu » comme l’écrit le poète Rabindranath Tagore. 


 

Presse
« L’ensemble Irini allie ici efficacité dramatique et profondeur expressive, servant avec subtilité et
cœur cette écriture contrapuntique.(…) l’ensemble nous extrait de notre monde bruyant et sombre pour un voyage lumineux au-delà des frontières connues, et nous invite à une « contemplation de sa part d’infini ». Après les sibylles, les chanteurs d’Irini se font chérubins à six ailes. Il s’agit toujours de nous faire lever les yeux vers les cieux pour interroger le mystère de l’univers. Notons la hauteur de vue du texte liminaire de son beau projet par Lila Hajosi dans le livret du CD, titré Un chant sans divertissement, qui en appelle à une écoute exigeante et, disons-le, philosophique – pour un moment empreint de spiritualité.
» Christine Ducq, La Revue du spectacle.

« Musique céleste, temps suspendu et voix aériennes, l’Ensemble Irini réussit la dématérialisation de notre monde moderne vers des aires musicales issues de la renaissance européene et de la musique byzantine (…) Ici, plus intime, plus minimaliste et précis, l’Ensemble Irini permet une approche des lignes musicales médiévales avec la précision d’une architecture supervisée par la jeune cheffe. En cours de formation auprès de Sergio Monterisi, la maitrise vocale de la direction permet à l’ensemble un très grande cohérence, tant dans les expressions vocales que dans les choix musicaux. » Soline Heurtebise, Ôlyrix.