Compagnonnage & Ateliers : La peau d’Elisa

de Carole Fréchette

avec Mama Prassinos et Julien Lecannelier.

vendredi 20 et samedi 21 avril 2018 à 20h20

Voilà donc Elisa, une femme qui se sent vieillir et qui pense à l’amour, aux amours, les siennes et celles des autres.

Elle a peur. Un peu. Elle a l’étrange impression que sa peau  se distend, grandit, l’envahit, qu’elle plisse, dans son cou, sur ses mains, aux coudes, sous ses genoux. Elle se sent si seule, si isolée, qu’elle est obligée de dépasser sa timidité pour demander à qui la croise  de regarder sa peau, ses mains, ses coudes, ses genoux, son cou qu’elle contemple avec détresse dans un grand miroir.

Y compris à celles et ceux qui la regardent, assis dans leurs fauteuils de théâtre, alors elle laisse son banc et s’approche.

Puis, elle se rassoit et raconte des histoires d’amour. Et de peau. Les siennes et celles des autres. Des histoires d’hommes et de femmes. Des histoires pleines de détail car il faut surtout ne rien oublier de dire. Des histoires qui se mêlent et s’entremêlent chargées de tendresse, de sensualité et d’érotisme. Seule en scène, mais pas toujours, car surgit un jeune homme qui lui a raconté un secret, rôle un peu difficile pour Julien Lecannellier qui s’en sort sans être trop écrasé par la présence douce et immense de sa partenaire.

La Presse en parle

« Ce sont des récits qui s’enchevêtrent, dits par des personnes différentes. Mama Prassinos les incarne tour à tour, sans rien changer à sa voix, à ses intonations, à sa gestuelle. Ce n’est pas ce qui importe. Ce qui importe, c’est la manière qu’elle a de nous dire tout cela, comme une confidence, un aveu, oh, rien de grave, au contraire, que des choses légères et de beaux souvenirs – es souvenirs d’amour, de premiers regards, d’embrasement. » Le Canard Enchaîné

« Mama Prassinos rêvait de jouer ce texte singulier. Où une femme raconte, se raconte, sans doute – elle raconte des histoires d’amour. Elle est précise, possède ce don des détails sensibles, sensuels. Mama, présence pure et frémissante, est une interprète très touchante. » Figaroscope

« Pas de voyeurisme. Juste des confidences. Celles de l’intime, de la rencontre, de la première fois, du premier amour, et ensuite de son absence, du vide qu’il laisse, de la solitude, du temps qui passe… » L’Humanité

« Délicate entreprise que de vouloir parler d’amour en entraînant le spectateur dans une perception plus physique que mentale des sensations créées par la passion. C’est ce que vise ce court spectacle, nourri des souvenirs réels ou fantasmés d’une femme à qui un jeune homme révèle le secret de l’éternelle jouvence : écouter et raconter l’amour, le sien ou ceux des autres, pour retrouver, par la magie des mots, le goût des peaux, des haleines, des baisers. » Télérama